"Aujourd’hui on se pose la question pour savoir si la viande est hallal ou pas, mais demain on va s’interroger sur la présence de porc dans une gélatine ou savoir si les repas ont été préparés par un non musulman ", ajoute l’élu.

Du côté des parents d’élèves, la décision suscite colère et indignation. "On dresse les gens les uns contre les autres", dénonce la FCPE tandis que les parents stigmatisent une situation aberrante.

"Une forme de discrimination"

"Aujourd’hui on sert systématiquement de la viande même quand c’est du porc, c’est difficile pour les plus petits de faire la différence avec les autres viandes", regrette Nadia, une maman, installée hier midi avec d’autres parents et une quarantaine d’enfants devant la mairie de Castanet pour un pique-nique de protestation. "Jusqu’à présent on payait la cantine alors que nos enfants ne mangeaient pas de porc et n’avaient pas d’aliment de substitution, témoigne Indou une autre maman. Cette décision est une forme de discrimination".

Sentiment confirmé par l’organisation "SOS Racisme" qui dénonce les critères de "laïcité" et de "service public" avancés par Arnaud Lafon. "D’autant que la suppression de ces repas sans porc ou végétarien va à l’encontre de la convention signée entre les parents et la mairie", précise Manon Sore, secrétaire du comité de SOS Racisme de Haute-Garonne. Le conseil municipal doit statuer sur l’instauration du menu unique le 23 septembre.